Vrtovi Stoca, Vrt Evrope – Stolac, Bosna i Hercegovina

Pour sa deuxième année d’implication avec l’association Paris-Sarajevo-Europe, l’équipe PSF a souhaité revoir l’organisation du festival en abordant un thème plus global. « Cultiver son jardin » est apparue comme une thématique fédératrice et pouvant inclure de multiple champs disciplinaires.
En effet, le programme est conçu à deux échelles :
La première réside dans l’organisation d’un évènement artistique et culturel d’une grande importance dans la vie Stolacienne : les trois semaines de workshop du Festival des jardins de Stolac.
La seconde consiste à se servir de l’édition 2016 du workshop pour amorcer un projet d’aménagement territorial sur un temps plus long. Dans cette optique, le workshop permettrait chaque année de penser et de réaliser des parties de ce projet.


L’arbre à rêves

Inspiré par une pratique asiatique et à l’initiative d’une étudiante en arts, un groupe avait envie de faire participer les enfants de la ville et a proposé un atelier de dessin avec eux et un « arbre à rêves ». Installés toute une  journée dans un endroit paisible sur les berges de la Bregava, les jeunes ont pu dessiner Stolac avec le groupe, exprimer librement leurs envies et leurs rêves, en peinture ou sur des supports en bois destinés à être accrochés dans l’arbre, un saule majestueux qui étend ses branches au dessus de l’eau.


Le chemin de l’eau

Un autre groupe d’étudiants a choisi de travailler sur le Chemin de l’eau dans une petite vallée sèche et urbanisée. Le parcours de cette ressource vitale y est invisible,  mais des citernes et des fontaines ,construites au XIXe siècle lors de la domination austro-hongroise, jalonnent le quartier. Ces indices, peu visibles aujourd’hui,  permettent de lire le paysage en allant chercher des éléments extérieurs au quartier. Il s’agissait pour le groupe de les révéler et de les mettre en scène avec l’aide des riverains.
Les fontaines ont été repeintes aux motifs des éléments paysagers en lien avec elles. La place de la citerne a également été investie afin d’accompagner des usages pré-existants et le chantier a été conclu par la plantation d’un Ginkgo biloba avec les habitants.


Construis ta cabane

Le troisième groupe a souhaité travailler sur une friche et ont cherché à en révéler les richesses naturelles floristiques et faunistiques.
Afin de sensibiliser les jeunes du quartier à ce qui les entourent et pour valoriser cette friche, les étudiants ont proposé d’animer avec eux un atelier autour des plantes et de la construction de cabanes. Pour animer l’événement, l’équipe a confectionné un carnet ludique et pédagogique comprenant des jeux, des mots fléchés sur les plantes ou encore une carte sensible du parc. Les cabanes ont été fabriquées avec les jeunes, et des cheminements tracés par l’équipe entre les constructions, en fonction de la topographie et des massifs de plantes spontanées. L’idée ici était d’impulser une dynamique habitante pour l’auto-construction du futur parc.


Compétition des jardins

La mise en place d’une « compétition des jardins » à été remise au premier plan de l’édition 2016 du festival. Après plusieurs discussions avec Minva Hasić sur la question de l’implication des populations, nous nous sommes orientés vers ce projet qui avait été mis de côté depuis plusieurs années. Nous voulions proposer une possibilité à chacun de donner à voir son jardin, qu’il s’agisse d’un jardin d’agrément, d’un potager, d’un balcon ou d’une appropriation de l’espace public, ainsi que de partager ses pratiques jardinières.